Papiers de Chine

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Mot clé - appartement

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dimanche 2 septembre 2007

Visite guidée de l’appart qui tue

Petite visite guidée de notre appart, pour montrer dans quel environnement on vit à Shanghai. Vu de haut, ça donne ça:
appart vu de google earth
(Latitude 31°13'1.77"N, longitude 121°24'47.75"E, si ça intérresse les fanas de google earth)
On est au rez-de-chaussé d’un immeuble de 30 étages, dans une résidence privée avec des gardes à l’entrée, et une déco bizarre sur toute la résidence, genre parc Romano-christiano-grec antique (colonnes à l’entrée et en haut des immeubles, statues d’angelots…). J’ai vu beaucoup de résidences de ce type dans le quartier.
entrée
Juste à côté, il y a des ruelles ou les conditions de vie sont beaucoup plus précaires. Sur la photo ci-dessus, notre appart est a gauche, juste derrière les arbres, du côté où il y a la barrière, les gardes et le sol propre. Juste a droite (c'est-à-dire à environ 6 mètres de la fenêtre de notre cuisine), derrière le mur, la Chine des pauvres commence : une minuscule ruelle plutôt sale, genre bidonville, séparée de notre propriété par un mur surmonté de barbelés.


Et voici l’intérieur de l’appartement :


(Le lien direct pour ceux qui ne voient qu'un carré blanc)

Remerciement à Steven, cameraman de choc. Les fautes de français (genre « Mouleux » au lieu de « Moelleux » ou « Patrol » plutôt que « patrouillent »), c’est parce qu’il pensait en anglais à cause du stress de la camera… :o)

Alors oui, l’appartement est très sympa. Comme vous l’avez plus ou moins vu, il y a beaucoup de place, des lumières partout (8 interrupteurs rien que pour la salle principale) dont on ne se sert quasiment pas, et des jolis murs blancs. Mais y’a quand même quelques vices cachés : prises qui ne marchent pas (réparées depuis), matelas fait avec deux planches de bois posées de chaque coté des ressorts, internet utilisable pour l’instant dans une seule des chambres (la mienne, heureusement) seulement dans ma chambre et dans le salon, évier inutilisable dans la salle de bain parce qu’il fuit réparé ce matin… Et le mieux, c’était aujourd'hui, au petit dejeuner. Dialogue entre Julie et moi:

Julie : - C'est quoi qui fait ce bruit?

Moi : - C'est la bouilloire, pour mon café. Elle fait beaucoup de bruit ce matin... (Cinq minutes plus tard, je me lève pour aller chercher mon eau chaude dans la cuisine.)
Splotch, splotch, splotch. Comment ça, splotch, splotch, splotch?

- Julie, y'a de l'eau partout dans la cuisine !

J'ouvre le placard sous l'évier, et le jet d'eau qui jaillit depuis le mur m'atterit sur les pieds. Et zut. J'étais si heureux il y a cinq minutes, et je ne le savait même pas...

Quatre heures plus tard, après avoir réveillé Steven, coupé l'eau, fait venir un gardien, deux types du ménages, nos propriétaires et deux plombiers, l'évier de la cuisine est réparé, le lavabo de la salle de bain aussi (tant qu'à se déplacer, autant faire bonne mesure), et le plombier - technicien électrique nous à même réparé la prise internet/téléphone du salon. Moi j'ai appris pleins de nouveau vocabulaire, et j'espère que les proprios ont bien compris que je leur demandais un "Wu xian de tiaozhi jietiaoqi" (modem sans fil), mais je ne garantis rien.

Du coup, les paris sont ouverts. Quelle va être le prochain problème dans l'appart? Autant que je le sache avant, je réviserait le vocabulaire adéquat... :o)

samedi 1 septembre 2007

Colocation

Pour la première fois de ma vie, je découvre les joies de la colocation. Petit tour d'horizon des personnes qui vont devoir me supporter pendant plusieurs mois:


steven Steven, 22 ans, coloc permanent N°1, Franco-Anglais, arrivé en Chine il y a plus d'un mois, parle couramment anglais et français, pas trop mal Italien, se débrouille déjà plutot bien en chinois, lit un peu le russe (mais ne comprend pas encore le maya ancien, donc ne peut pas regarder la version piratée d’Apocalypto qu’il vient d’acheter dans la rue).

Julie Julie, 19 ans, coloc permanente N°2, Franco-brésilienne qui a vécu plusieurs années au Paraguay, parle français, espagnol, anglais, parfois brésilien, et a à peu près le même niveau de Chinois que moi (c'est-à-dire pas grand-chose, mais ça ca s'améliorer). Arrivée en Chine le même jour que moi.

Anais Anaïs, 21 ans, française, coloc amovible N°1. Squatte l’appart en attendant de pouvoir emménager dans le sien, sous prétexte que son petit copain habite içi. Arrivée en Chine il y a deux mois. Parle français, anglais, parfois espagnol, se débrouille en Chinois...

Roxanne Roxanne, 20 ans, française, coloc amovible N°2, squatteuse de canapé. Arrivée en Chine un jour après moi. Parle français, anglais, parfois espagnol et chinois. Future coloc d'Anais. Est partie hier squatter le canapé de leur future troisième colocataire, à Hangzhou, une ville à deux ou trois heures de Shanghai.

jeudi 30 août 2007

Premiers jours

Enfin en Chine ! Et enfin un post sur ce blog, après plusieurs jours de silence. Les premiers jours ont été chargés, et internet n’a été installé dans l’appartement qu’aujourd’hui. Du coup, un post (très) long, pour vous donner des nouvelles et des premières impressions en vrac.

Appart
D’abord oui, j’ai un appart, plutot sympa d’ailleurs, trouvé par Steven, un de mes deux collocs. Il est en Chine depuis un mois, parle déjà pas trop mal chinois, et nous a trouvé un appart de 140 m2 au rez-de-chaussé d’une énorme tour, dans un espèce de petit quartier privé. A l’exterieur de l’appart, il y a plusieurs tours du même genre, avec des petites rues privées dans lesquelles patrouillent des gardes. Autour de tout ça, un mur, et des portails avec des gardes qui surveillent les entrées et sorties. Une bonne petite propriété pour chinois un peu aisé, quoi. Quand à l’appart en lui-même, une petite vidéo suivra plus tard, ça vaut mieux qu’un long discours. Y'aura ausi des photos, normalement, quand internet voudra bien les charger...

Climat

Question température, c’est bien chaud et humide, (un peu comme en Floride), mais passé les deux premiers jours ou on transpire toute sa graisse d’occidentale à porter sa valise, on s’habitue. Les clims marchent à fond un peu partout, et beaucoup sont en mauvais état. De l’extérieur, c’est parfois un vrai désastre écologique : le liquide de refroidissement goute dans les rues, depuis les clims fixées aux murs de la ville.

Shanghai

Sinon, Shanghai est une des villes les plus actives de Chine. Des quartiers ultra modernes (que j’ai à peine vu pour l’instant) et d’autres plus anciens. Chang Ning district, ou je suis, fait parti des anciens. Du coup, les résidences privées comme celles dans laquelle on vit côtoient des ruelles ou les conditions de vie peuvent faire peur à voir. Exemple avec notre appart: à environ 6 mètres de la fenêtre de notre cuisine, derrière un mur surmonté de barbelés et des gardes privés, commence la Chine des pauvres : une minuscule ruelle plutôt sale, genre bidonville. C’est aussi ça la Chine : des contrastes assez énormes entre riches et pauvres.

Nourriture

Côté nourriture, on a adopté les plats chinois, avec un bémol pour le petit déjeuner, qui reste assez français : lait, céréales… Et pastèque, aussi. Pour les autres repas, on teste toutes les petites gargotes du coin l’une après l’autre. Le plus dur reste de déchiffrer le menu. Pour l’instant, même si je reconnaît quelques caractères, j’ai toujours un moment de surprise quand je vois arriver mon plat (Ha bon, c‘est ça que j’ai commandé ?). Mais la plupart du temps, c’est quand même très bon. Je n’ai pas encore testé les plats les plus exotiques (mais bon, j’ai quand même vu des crapauds géants vivants en ventre au rayon poissonnerie du Carrefour local).

Coût de la vie

L’avantage des petits restos de quartiers, c’est le prix : moins d’un euro pour un repas, en général. Pour le reste, le métro coûte 40 centimes d’euro, les taxis ne sont pas chers non plus, les produits courants ne sont pas chers du tout, comparé à la France, et dans beaucoup de petites échoppes, on peut négocier les prix à la baisse (c’est même fortement conseillé si on ne veut pas se faire arnaquer).

Langue

Le Chinois rentre peu à peu, même s’il y a du boulot. Pour l’instant, les phrases les plus utiles sont « Keyi ban wo yi xia ? » (« Par pitié, aider moi, je suis completement paumé ») et « Ting bu dong » (« Oui, oui, je t’entends, mais je pige pas un mot de ce que tu essaye de me dire »). C’est peu, mais c’est le minimum vital. Pour l’instant, ça suffit (presque).

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