Petit post texte, sans photos, pour s’attarder un moment sur ce qui a été la grosse galère du voyage : les transports.

Comme signalé précédemment, on a eu la bonne idée de prévoir de voyager en Chine pendant les vacances du nouvel an chinois (calculé selon un calendrier lunaire, et donc qui tombe approximativement début février ; cette année, le nouvel an était le 7, et les vacances commençaient une ou deux semaines avant). Ces vacances sont quasi-sacrées pour les chinois, qui à cette occasion tentent tous de retourner dans leur région d’origine pour passer les fêtes en famille. Résultat : chaque année, un bordel monstrueux dans toutes les gares de Chine. On le savait, pourtant, mais tant qu’on n’est pas devant le fait accompli, on a du mal à comprendre l’ampleur de l’événement.

En Chine, la vente de billets de train est régie par des lois aussi obscures qu’incompréhensibles pour les étrangers. Les billets de train sont mis en vente parfois une dizaine de jours à l’avance, ou une vingtaine pour certains trains rapides, ou trois jours parfois. Y’a sûrement une logique la dedans, que je n’ai pas encore compris. Ce que j’ai compris, par contre, c’est qu’il est impossible de réserver plusieurs semaines à l’avance ses tickets.

En plus, on ne peut les acheter que depuis la gare de départ ou d’arrivée du train, ce qui complique encore les choses.

Les premiers billets qu’il a fallu prendre, c’était les Pékin-Shanghai pour Morgane et ses parents. Le trajet avait lieu le 19 janvier, et j’ai acheté les billets aux alentours du 12. Déjà, plus de couchettes : ils ont du faire les 14 heures de trajets en siège. Génial, quand on vient déjà de se taper 12h d’avion et que le décalage horaire vous flingue la cervelle. Mais bon, y’avait des billets.

Ensuite, il a fallu réserver les billets pour les courts trajets autour de Shanghai : pas trop de problèmes pour ça.

Les problèmes, c’est après. De Hangzhou, on était censé aller aux Montagnes Jaunes et des montagnes jaunes à Guilin. Avant même d’essayer, on a décidé d’annuler les Montagnes Jaunes et d’aller directement à Guilin. Problème : on a jamais réussi à avoir de billets.

Steven, qui était à Hangzhou, a essayé de nous acheter des Hanghou-Guilin: peine perdu, malgré deux tentatives à la gare. On a tenté ensuite de prendre des Shanghai-Guilin : toujours impossible. On a finalement compris que pour les vacances du nouvel an, non seulement certains guichets de la gare de Shanghai changeaient de fonction (genre les départs du jour devenaient les réservations à plus long terme, et vice-versa), mais qu’en plus certaines règles particulières s’appliquait selon les provinces et les jours (tel province, réservations ouvertes 14 jours à l’avance du 20 janvier au 7 février ; tel autre, 7 jours à l’avance jusqu’au 4 février ; je dis n’importe quoi, mais grosso modo c’était ça). On a changé nos plans : exit Guilin, direction Zhengzhou, dans le centre du pays. Toujours pas de billets de trains. On s’est levé deux fois à 5 heures du mat’ pour aller faire la queue à la gare, dans l’espoir que de nouvelles réservations soient ouvertes. Des prunes.

Finalement, on a pris l’avion Shanghai-Zhengzhou.

Et allez comprendre, alors que les trains sont pris d’assaut, acheter des billets d’avion s’est fait sans problème. C’est plus cher, mais pas non plus hors de prix. Enfin…

Nouveau problème : de Hangzou, il fallait revenir à Shanghai pour prendre l’avion.

C’est la qu’on s’est rendu compte qu’on était maudit…

(La suite demain)