Suite des vacances. Pour changer un peu de la grisaille de Jinan, Morgane et moi, on a voulu aller se balader. Objectif : Qufu, ville natale de Confucius, à 2 ou 3 heures de bus. Après une bonne demi-heure à essayer de réserver des places dans un car pour y aller, on finit par capituler. Malgré la bonne volonté de la vendeuse de billets, de la réceptionniste de la compagnie, d’un client anonyme qui baragouine trois mots d’anglais, d’une passante anonyme, d’un chauffeur de bus et d’un petit vieux qui fait la manche (bon, ce dernier, il nous a pas beaucoup aidé…), on arrive pas à comprendre ce qu’ils essaient de nous dire, et pourquoi il faudrait qu’on aille à une autre gare pour réserver des billets.

Du coup, on prend la courageuse décision de changer d’objectif : direction Tai’an, ville à moins d’une heure de train, ou se trouve Tai Shan, la plus célébre des cinq montagnes sacrées chinoises. 1545 mètres quand même, à gravir grâce à toute une série d’escaliers en pierre qui courent jusqu’à un temple situé au sommet.

Extrait du site internet officiel :

« En 1987, le Taishan a été inscrit sur la liste du Patrimoine mondial de l'UNESCO. (…) Jusqu'à la Porte céleste du Sud (Nantianmen) on admire un paysage extraordinaire avec des arbres aux formes tourmentées. Chaque promontoire, aux noms poétiques, est à l'origine de légendes. On passe près du Temple des Nuages colorés qui comprend divers édifices, puis on arrive enfin au sommet du Taishan. Ceux qui auront le plaisir d'assister là au lever du soleil seront enthousiasmés par la magnificence du spectacle et seront largement récompensés d'avoir gravi les quelque 6 000 marches de pierre. »

Nous, dès le train, on a compris qu’on aurait un petit problème pour voir les magnifiques paysages et tout le tralala. Et en descendant de l’autobus qui nous a monté à la moitié du chemin (courageux mais pas téméraire, 3 000 marches de pierre à pieds c’est déjà suffisant), quand on a vu que tout les chinois étaient en imperméable, on a compris qu’on avait pas vraiment bien choisi notre jour.

(Encore désolé pour ceux qui sont en Chine et qui ne verrons pas ces vidéos - Pour les autres, cliquer sur les liens)

La chine pour les nuls épisode 9 - Taishan sous la pluie

La méthode chinoise épisode 2 - Taishan sous la pluie par Mo

La méthode chinoise épisode 3 - Faire des photos par tous les temps

Bon, c’est vrai, on est pas très cohérents sur ces vidéos, on va dire que c’est à cause de l’altitude… :o)
Pour ceux qui ne peuvent pas les visionner, quelques photos assez parlantes.

vacances octobre taishan 2
vacances octobre taishan 1

Finalement, il n’a pas trop plu pendant la montée, mais le brouillard nous a empeché de voir quoi que ce soit à plus de 15 mètres. Par contre, c’était le déluge pendant la descente. Et malgré tout ça, il y avait foule. La faute aux vacances, probablement, mais quand même : voir des milliers de chinois de tout âges grimper une montagne sous la pluie et dans la brume, ça force le respect. Et le plus drôle, c’est que j’étais probablement le seul laowai identifiable en tant que tel de toute la montagne. Et ça faisait bien marrer les chinois de voir un occidental suer avec eux à gravir ces escaliers de pierre.