Enfin en Chine ! Et enfin un post sur ce blog, après plusieurs jours de silence. Les premiers jours ont été chargés, et internet n’a été installé dans l’appartement qu’aujourd’hui. Du coup, un post (très) long, pour vous donner des nouvelles et des premières impressions en vrac.

Appart
D’abord oui, j’ai un appart, plutot sympa d’ailleurs, trouvé par Steven, un de mes deux collocs. Il est en Chine depuis un mois, parle déjà pas trop mal chinois, et nous a trouvé un appart de 140 m2 au rez-de-chaussé d’une énorme tour, dans un espèce de petit quartier privé. A l’exterieur de l’appart, il y a plusieurs tours du même genre, avec des petites rues privées dans lesquelles patrouillent des gardes. Autour de tout ça, un mur, et des portails avec des gardes qui surveillent les entrées et sorties. Une bonne petite propriété pour chinois un peu aisé, quoi. Quand à l’appart en lui-même, une petite vidéo suivra plus tard, ça vaut mieux qu’un long discours. Y'aura ausi des photos, normalement, quand internet voudra bien les charger...

Climat

Question température, c’est bien chaud et humide, (un peu comme en Floride), mais passé les deux premiers jours ou on transpire toute sa graisse d’occidentale à porter sa valise, on s’habitue. Les clims marchent à fond un peu partout, et beaucoup sont en mauvais état. De l’extérieur, c’est parfois un vrai désastre écologique : le liquide de refroidissement goute dans les rues, depuis les clims fixées aux murs de la ville.

Shanghai

Sinon, Shanghai est une des villes les plus actives de Chine. Des quartiers ultra modernes (que j’ai à peine vu pour l’instant) et d’autres plus anciens. Chang Ning district, ou je suis, fait parti des anciens. Du coup, les résidences privées comme celles dans laquelle on vit côtoient des ruelles ou les conditions de vie peuvent faire peur à voir. Exemple avec notre appart: à environ 6 mètres de la fenêtre de notre cuisine, derrière un mur surmonté de barbelés et des gardes privés, commence la Chine des pauvres : une minuscule ruelle plutôt sale, genre bidonville. C’est aussi ça la Chine : des contrastes assez énormes entre riches et pauvres.

Nourriture

Côté nourriture, on a adopté les plats chinois, avec un bémol pour le petit déjeuner, qui reste assez français : lait, céréales… Et pastèque, aussi. Pour les autres repas, on teste toutes les petites gargotes du coin l’une après l’autre. Le plus dur reste de déchiffrer le menu. Pour l’instant, même si je reconnaît quelques caractères, j’ai toujours un moment de surprise quand je vois arriver mon plat (Ha bon, c‘est ça que j’ai commandé ?). Mais la plupart du temps, c’est quand même très bon. Je n’ai pas encore testé les plats les plus exotiques (mais bon, j’ai quand même vu des crapauds géants vivants en ventre au rayon poissonnerie du Carrefour local).

Coût de la vie

L’avantage des petits restos de quartiers, c’est le prix : moins d’un euro pour un repas, en général. Pour le reste, le métro coûte 40 centimes d’euro, les taxis ne sont pas chers non plus, les produits courants ne sont pas chers du tout, comparé à la France, et dans beaucoup de petites échoppes, on peut négocier les prix à la baisse (c’est même fortement conseillé si on ne veut pas se faire arnaquer).

Langue

Le Chinois rentre peu à peu, même s’il y a du boulot. Pour l’instant, les phrases les plus utiles sont « Keyi ban wo yi xia ? » (« Par pitié, aider moi, je suis completement paumé ») et « Ting bu dong » (« Oui, oui, je t’entends, mais je pige pas un mot de ce que tu essaye de me dire »). C’est peu, mais c’est le minimum vital. Pour l’instant, ça suffit (presque).